Coin du spécialiste de la radioprotection, février 2026

L’affaire du camion à ordures radioactif

Dans ce numéro, nous vous demandons de décrire une méthode appropriée pour identifier une source de rayonnement inconnue trouvée dans un camion scellé.

Une alarme de rayonnements est déclenchée à l’entrée d’un site d’enfouissement lorsqu’un camion à ordures la traverse. Vous recevez un appel demandant de l’aide afin d’identifier et d’isoler la source. Malheureusement, vous ne disposez d’aucun équipement de spectroscopie portable. Tout ce que vous avez est un radiamètre calibré.

Vous savez que la source est un isotope industriel ou médical commun tel que ceux répertoriés dans le Livret d’information sur les radionucléides de la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) ou possiblement des matières radioactives naturelles (MRN).

Une fois sur place, vous mesurez le débit de dose absorbée à la surface du camion et vous constatez qu’il est assez uniforme, à environ 100 µGy/h sur chaque côté et à l’arrière du camion. Vous attendez une heure et vous mesurez à nouveau et vous constatez qu’il n’y a pas de baisse perceptible du débit de dose.

Les côtés et l’arrière du camion sont en acier d’environ 1 cm d’épaisseur et le camion mesure 2,5 m de large.

Question

Que pouvez-vous déduire à propos de la source avant d’ouvrir le chargement pour l’inspecter? Expliquez votre raisonnement. Comment procéderiez-vous pour identifier, isoler et confiner la ou les sources?

 

Jeff Sandeman

Jeff se décrit comme un « vieux rouspéteur grognon » qui a pris sa retraite de la division des accélérateurs et des installations de classe II de la CCSN en janvier 2021 après 17 ans au sein de la division. Avant ça, il a passé 20 ans chez ActionCancer Manitoba. Durant ses dernières années à cet endroit, il a été responsable de la radioprotection pour les installations de radiothérapie.

Tout au long de ses deux carrières, il a eu de nombreuses occasions d’explorer une vaste gamme de sujets liés à la radioprotection, y compris les rayons X non ionisants, de diagnostic, la médecine nucléaire, la radiothérapie médicale, la production d’isotopes par cyclotron et même les accélérateurs de recherche à haute énergie. Pour une raison étrange, les deux établissements lui ont aussi permis d’enseigner les fondements de la radioprotection et la conception de protection contre les rayonnements et d’offrir du mentorat (corrompre) les jeunes membres du personnel. Le point culminant de sa vie professionnelle a été en 2020 quand l’ACRP lui a remis le Prix de fondateur commémoratif Richard V. Osborne.

Maintenant que Jeff est à la retraite, il passe la majorité de son temps à essayer de golfer (avec peine), faire de la poussière dans le sous-sol (menuiserie) ou à collectionner des morceaux de papier souillé (c.-à-d. des timbres). Il adore le whisky écossais single malt et en a d’ailleurs plus de bouteilles que ce que son foie peut prendre. Il continue de toucher à la radioprotection et est toujours membre de l’ACRP (habituellement après 18 rappels de renouveler son adhésion puisqu’il perd la mémoire en raison de son âge).

 

Vous voulez lire d’autres articles comme celui-ci ?

Le Bulletin de l’Association canadienne de la radioprotection (ACRP) est une publication essentielle à tout professionnel de la radioprotection du Canada. Son contenu éditorial procure aux professionnels de la radioprotection les enseignements, l’information, les conseils et les solutions utiles, tous nécessaires pour demeurer à l’avant-garde de la profession.

Abonnez-vous aujourd’hui pour que nous vous envoyions un courriel chaque fois qu’un nouveau numéro est mis en ligne. Revisitez souvent le site entre chaque numéro pour obtenir les mises à jour et consulter de nouveaux articles.

Ne ratez aucun numéro. Abonnez-vous dès aujourd’hui !

Abonnez-vous

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *